Historique
Merci à Gilbert Antressangle (Le patrimoine du canton de Loriol)
«Cliousclat» nom a consonance méridionale qui craque comme une branche qui se casse dans la main de celui qui allume le feu (Léo Demas).
Ythier et son épouse Blitgarde font don apres leur mort, le 4 juillet 947, a Dalmace de Beaumont abbé du monastere de Saint-Chaffre, de tout ce qu'ils possedent dans les villes de Clevo, Centuria, Lasenatis, Conriano, Bonciano, Vinovvolis, Corniano, Cassanolios et Cornon. Quatre de ces noms de lieux, sont certains : Cliou, Coucouriane, Cornillon et Bance.
Dans l'acte de donation, il est spécifié que l'abbaye de Saint-Chaffre doit construire une église et un monastere, a Clivo, donc Cliousclat et a Bance sur le territoire de Mirmande a cette époque..
En 1266, Cliousclat s'appelle «ClivoValentinensis», puis «Clium Usclati» en 1519.
La position élevée de Cliousclat s'explique parla nécessité de mieux se défendre, un castrum, château fortifié est construit, les habitations semblent blotties autour, pour profiter des moyens de défense bien dérisoires a l'époque, mais sans doute dissuasives !
Pour l'origine du nom Cliousclat, plusieurs theses sont avancées parles historiens.
Selon M. de Coston, Clius, Clevus, Cleu et Clovum indiquent une colline, une montagne, ce qui correspond bien avec le site de Cliousclat, l'adjectif «usclat» signifie brulé, rappelant sans doute les incendies allumés en 1441, d'ou «Cliou-Busclat», la colline brulée.

 

Pour l'abbé Adrien Loche, l'étymologie évoque l'idée d'une colline lumiere, la terminaison «usclat» vient de «busclat» qui en provençal signifie brulé.
En 1475, il n'y a que neuf feux, soit une soixantaine de personnes, avec toutefois un curé Claude Chavaillon.
En creusant une tranchée dans l'ancien cimetiere, une tombe mérovingienne est découverte, elle semble prouver que l'église de Cliousciat est bien une église baptismale de l'époque mérovingienne (M. Gérard Senger).
La décision de démolir le château est prise le 23 juin 1883, pour cause de sécurité publique. La vente des matériaux se fait au profit de la commune.
D'origine suisse, Mena Loopuyt vient a Cliousclat en 1937.
Elle en tombe amoureuse, au point de peindre tous les coins du village : un toit, une ferme, une cour, une rue... sans parler des natures mortes.