J'ai repris la boulangerie en 1977, après
le décès de ma mère. Mes parents avaient acheté
la boulangerie en 1951, en 1975, une fois ma mère décédée,
mon père voulait revendre la boulangerie alors j'ai repris..
La boulangerie est restée telle qu'elle était à
l'époque.
Il y avait un peu plus de monde, depuis le village a changé,
l'hiver il y a moins d'habitants, les agriculteurs disparaissent les
uns après les autres. La boulangerie c'est vraiment intéressant,
on côtoie tout le monde, tous les nouveaux arrivants. A Mirmande
tout le monde fait un bon accueil à tous les gens de passage,
mais c'est regrettable les gens ne restent pas assez longtemps, c'est
la vie de tous les villages.

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Avant, Chez Margot,
il y avait un café épicerie tenu par Mr et Mme Bon .Il y
a trente ans il y avait deux épiceries une qui faisait café-tabac,
l'autre tenue par Mr Testu, une boucherie et une mercerie .
Maintenant les gens vont en grande surface et voila, il n'y a plus de
travail. Je travaille de manière traditionnelle, je n'utilise pas
de frigo, je me lève tous les jours à 2 h du matin pour
être prêt à 7 h . J'ai appris avec mon père,
je n'ajoute rien dans ma pâte, avec du levain, c'est peut être
ça qui fait la différence.
J'avais un an quand je suis arrivé
à Mirmande, je suis allé à l'école avec Mr
et Mme Blanc et j'ai passé le certificat d'étude avec Mr
Brunel puis j'ai été apprenti jusqu'au CAP à seize
ans. Mon enfance à Mirmande s'est bien passée, on allait
jouer dans la forêt et on allait à la pèche à
la truite dans la Tessonne.
Il y a trente ans il y avait une auberge de jeunesse proche de l'ancienne
mairie, qui amenait plein de jeunes , environ 60 personnes. Le village
était très vivant…
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