Michel Gonthier

J'ai repris la boulangerie en 1977, après le décès de ma mère. Mes parents avaient acheté la boulangerie en 1951, en 1975, une fois ma mère décédée, mon père voulait revendre la boulangerie alors j'ai repris.. La boulangerie est restée telle qu'elle était à l'époque.
Il y avait un peu plus de monde, depuis le village a changé, l'hiver il y a moins d'habitants, les agriculteurs disparaissent les uns après les autres. La boulangerie c'est vraiment intéressant, on côtoie tout le monde, tous les nouveaux arrivants. A Mirmande tout le monde fait un bon accueil à tous les gens de passage, mais c'est regrettable les gens ne restent pas assez longtemps, c'est la vie de tous les villages.


 

Avant, Chez Margot, il y avait un café épicerie tenu par Mr et Mme Bon .Il y a trente ans il y avait deux épiceries une qui faisait café-tabac, l'autre tenue par Mr Testu, une boucherie et une mercerie .
Maintenant les gens vont en grande surface et voila, il n'y a plus de travail. Je travaille de manière traditionnelle, je n'utilise pas de frigo, je me lève tous les jours à 2 h du matin pour être prêt à 7 h . J'ai appris avec mon père, je n'ajoute rien dans ma pâte, avec du levain, c'est peut être ça qui fait la différence.
J'avais un an quand je suis arrivé à Mirmande, je suis allé à l'école avec Mr et Mme Blanc et j'ai passé le certificat d'étude avec Mr Brunel puis j'ai été apprenti jusqu'au CAP à seize ans. Mon enfance à Mirmande s'est bien passée, on allait jouer dans la forêt et on allait à la pèche à la truite dans la Tessonne.
Il y a trente ans il y avait une auberge de jeunesse proche de l'ancienne mairie, qui amenait plein de jeunes , environ 60 personnes. Le village était très vivant…